Marianne Power – Help me !

Marianne Power était une journaliste à qui tout réussissait sur le plan professionnel, mais qui traînait un profond mal-être. Un lendemain de cuite, c’était décidé : elle qui était une grande lectrice d’ouvrages de développement personnel n’allait plus se contenter de les dévorer, mais les mettrait en pratique. Elle en a donc testé douze, un par mois pendant un an. Et ça lui a fait un bien fou… jusqu’au moment où l’expérience s’est violemment retournée contre elle. Elle raconte sa déconfiture dans Help me ! Comment le développement personnel n’a pas changé ma vie (Stock). Mais je vous rassure, elle semble aujourd’hui en pleine forme.

Avivah Wittenberg-Cox – Late love

Il n’est jamais trop tard pour aimer… ni pour constater qu’on n’aime plus comme avant. Nombreuses sont les femmes qui, la cinquantaine venue et les enfants partis, choisissent de reprendre leur liberté pour penser à soi, recommencer une nouvelle vie et, le cas échéant, une nouvelle histoire d’amour, complètement différente des précédentes.

Dans Late love (Eyrolles), Avivah Wittenberg-Cox enquête et témoigne. Elle est coach et préside l’agence 20-First dont l’objectif est d’accompagner les dirigeants qui souhaitent favoriser la carrière des femmes dans leur entreprise. Et elle revendique son optimisme !

Saverio Tomasella – Ces amitiés qui nous transforment

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi » : chacun connaît la fameuse phrase de Montaigne sur La Boétie. Avec son intimité, et parfois ses serments et trahisons, une grande amitié peut être aussi inexplicable, passionnée, et vitale qu’un grand amour. Voire plus, constate le psychanalyste Saverio Tomasella dans son livre Ces amitiés qui nous transforment (Eyrolles). Un thème anormalement peu abordé par les psys, alors profitons-en…

Peter Singer – L’Altruisme efficace

Peter Singer par Alletta Vaandering

Le philosophe Peter Singer enseigne la bio-éthique à Princeton et à l’université Charles-Sturt de Melbourne. Il s’est fait connaître en prônant la libération animale dès les années 1970 et vient de publier L’Altruisme efficace aux éditions des Arènes.

Dans ce nouveau livre, il explique que donner de l’argent à des organisations caritatives, c’est bien… mais donner à celles qui sauront optimiser son utilisation, c’est mieux ! Pour cela, il faut les choisir de manière tout à fait responsable et rationnelle. Au risque d’étouffer son empathie ?

Blanche de Richemont – Petit dictionnaire de la joie

Y’a d’la joie ! A chaque instant, et quelles que soient les circonstances, pourvu qu’on le veuille, ou plutôt qu’on l’accepte.

C’est ce que nous explique l’écrivaine Blanche de Richemont, qui a publié chez Points un Petit dictionnaire de la joie.

Elle y parle de la rencontre avec son maître spirituel, de la marche dans le désert, mais aussi du rire et du vin. Car la joie n’a pas de préférence pour se laisser goûter.

Isabelle Veyrat-Masson – Histoire de la télévision française

De la radio, avec de l’image. C’est ainsi que les très rares Français intéressés considérèrent la timide apparition de la télévision en 1935, à l’instigation d’une poignée de politiques. Pendant une vingtaine d’années, l’intérêt général fut plutôt modéré pour un média qui cessait d’émettre ses images médiocres pendant les week-ends et les vacances. Puis ce fut l’explosion et, déjà, un mélange de fascination face à l’ouverture sur le monde, et de mépris pour des programmes jugés parfois insignifiants. L’Histoire de la télévision française est racontée dans le livre éponyme paru aux éditions du Nouveau Monde et signé par Monique Sauvage et mon invitée du jour, Isabelle Veyrat-Masson, historienne, sociologue des médias, directrice de recherche au CNRS, et enseignante à Sciences Po et à l’université Paris-Sorbonne.

Serge Tisseron – Robots, de nouveaux partenaires de soins psychiques

L’avènement des robots, qu’on nous promet à son de trompe, suscite autant d’enthousiasme que d’appréhensions, a fortiori s’ils doivent être conçus sous une apparence humanoïde. Les aimera-t-on autant qu’un ami, ou qu’un animal de compagnie ? Pourront-ils nous soigner ? Voudront-ils se retourner contre nous ? Ces questions sont vertigineuses, légitimes, mais nous commettrions une grosse erreur en oubliant que les réponses tiennent moins aux robots qu’aux intentions réelles de leurs concepteurs et programmeurs. C’est ce que nous rappelle le psychiatre et psychologue Serge Tisseron qui publie au Pommier un Petit traité de cyber-psychologie pour ne pas prendre les robots pour des messies et l’IA pour une lanterne, et qui a dirigé pour Erès, avec Frédéric Tordo, Robots, de nouveaux partenaires de soins psychiques.

Catherine Roumanoff – Juste après mon dernier souffle

Mourir… et après ? Eh bien, après, plein de choses ! C’est ce que découvre l’héroïne du roman de l’hypnothérapeute Catherine Roumanoff, Juste après mon dernier souffle (publié chez Favre), lorsque son enquête sur sa propre disparition éclaire sa vie a posteriori.

Les états modifiés de conscience, à commencer par l’hypnose, mais aussi le métier de thérapeute, nos choix existentiels ou encore le chocolat seront abordés dans cet entretien avec une praticienne et romancière tellement fascinée par la vie qu’elle en a eu plusieurs, et qu’elle n’a sûrement pas fini sa collection…

Patrick Clervoy – Les Pouvoirs de l’esprit sur le corps

L’effet placebo, et son corollaire négatif l’effet nocebo, sont un peu le poil à gratter de la médecine. Ce que vous pensez subjectivement de votre état de santé et du déroulement de votre prise en charge a des répercussions objectives sur l’évolution de vos symptômes organiques. On le constate, mais, comme on n’y comprend rien, on en tient rarement compte dans le domaine du soin. Dans Les Pouvoirs de l’esprit sur le corps, publié chez Odile Jacob, Patrick Clervoy, psychiatre et professeur agrégé du Val-de-Grâce, s’interroge sur le rôle que jouent nos pensées et l’air du temps dans la guérison, mais aussi dans le déclenchement même d’une maladie et pas d’une autre.

Thibault Le Texier – Histoire d’un mensonge. Enquête sur l’expérience de Stanford

Photo Charles Painter. Stanford News Service

L’expérience de la prison de Stanford est l’une des plus célèbres de l’histoire de la psychologie : dans un simulacre de prison imaginé par Philip Zimbardo, des étudiants jouent le rôle de prisonniers, d’autres font les gardiens, mais certains se prennent tellement au jeu que l’aventure doit être arrêtée bien plus tôt que prévu. Ce qui illustre à quel point un contexte social peut s’avérer déterminant pour remodeler notre comportement.

Docteur en économie, réalisateur, chercheur en sciences sociales associé au Groupe de recherches en droit, économie et gestion de l’université de Nice, Thibault Le Texier s’est intéressé aux archives de l’expérience et s’inscrit en faux contre le récit qui en est habituellement donné. Il développe ses conclusions dans un livre publié à La Découverte et au titre éloquent : Histoire d’un mensonge. Enquête sur l’expérience de Stanford.

Nathalie Lefèvre – C’est décidé, je m’épouse !

C’est décidé, je m’épouse ! Le titre de ce livre publié chez Larousse par Nathalie Lefèvre, journaliste et directrice de Radio Médecine Douce, peut faire sourire, mais il évoque pourtant une notion importante de la psychologie : l’acceptation de soi, et enthousiaste, si possible. Comment s’apprécier pour le meilleur et pour le pire sans verser dans le nombrilisme ? Comment passer outre ses défauts, pardonner ses erreurs, se faire confiance pour l’avenir ? Et quelle est la place des autres dans tout ça ?

Il faut parfois toute une vie pour parvenir à s’aimer… quand on y parvient.

Georges-Elia Sarfati – Analyse existentielle et Logothérapie

Selon Viktor Frankl, le constat que notre vie n’a pas de sens constitue une source majeure de souffrance. Et pourtant, en analysant l’origine de ce sentiment d’absurdité, chacun de nous peut changer de perspective et réorganiser sa vie autour de ses valeurs personnelles et de sa propre part de spiritualité. Mais comment trouver un sens pour redevenir l’auteur de son existence ?

Directeur de l’Efrate, l’Ecole française d’analyse et de thérapie existentielle, traducteur de Viktor Frankl, chargé d’enseignement à la Sigmund Freud University et à la Faculté de médecine de Paris, Georges-Elia Sarfati publie chez Dunod un Manuel d’analyse existentielle et de logothérapie qui constitue le premier ouvrage francophone sur cette orientation thérapeutique.

Hervé Guillemain – Schizophrènes au XXe siècle

C’est le 24 avril 1908, lors d’un congrès, que le psychiatre suisse Eugen Bleuler proposa le terme de « schizophrénie » pour remplacer celui de « démence précoce ». Le concept, accusé de divers maux, n’a pas cessé de provoquer des débats violents, toujours en cours aujourd’hui. Dans Schizophrènes au XXe siècle. Des effets secondaires de l’histoire (Alma Editeur), l’historien Hervé Guillemain, maître de conférence à l’université du Maine, analyse les dossiers de milliers de patients : il y remarque que la schizophrénie a parfois eu bon dos pour étiqueter et neutraliser des individus gênants, qu’il s’agisse de femmes trop émancipées, de jeunes gens turbulents ou d’immigrés. L’histoire nous enseigne ainsi que la médecine n’évolue pas dans sa bulle scientifique mais doit aussi composer avec la politique et la société de son temps.

Axelle Huber – Si je ne peux plus marcher, je courrai !

Selon ses propres termes, Axelle Huber vivait « un bonheur insolent » avec son mari Léonard et leurs quatre enfants. Jusqu’au coup de tonnerre de la sclérose latérale amyotrophique, la  maladie dont souffrait Stephen Hawking, qui vint se révéler chez Léonard. Bientôt il ne pourrait plus marcher, ni manger, ni parler, ni respirer seul. Dans son livre paru chez Mame Si je ne peux plus marcher, je courrai !, d’après une phrase fétiche de Léonard, Axelle raconte comment elle a accompagné son mari au fil de son déclin physique, jusqu’à la mort. Un long cheminement où la douleur, la tristesse mais aussi la joie ont dispensé des leçons de vie.

Marina Blanchart – La peur, une ennemie qui nous veut du bien

La peur est omniprésente : peur du lendemain, du chômage, du terrorisme, de la maladie, de la mort, du ridicule, peur pour nos proches, peur de faire le mauvais choix, peur de ne pas choisir du tout…

Et pourtant, la peur est « une ennemie qui nous veut du bien », pour reprendre le titre d’un colloque organisé à Paris par l’Institut Virages, qui enseigne les thérapies brèves et stratégiques inspirées par l’Ecole de Palo Alto. Marina Blanchart, psychologue et psychothérapeute, et fondatrice de l’Institut, va nous expliquer en quoi la peur peut s’avérer un outil précieux, à condition de savoir l’écouter sans pour autant l’entretenir.