Cambridge, 1875 : William James ouvre son laboratoire (mais n’expérimente pas)

Young JamesPour William James (1842-1910), rien ne sert de chercher sa destinée, il n’y a rien à trouver mais tout à construire. Plutôt que se plier à la providence, il faut exercer son libre arbitre. En 1872, il commence à enseigner la physiologie à Cambridge, à l’université Harvard. En 1875, dans les sous-sols, il ouvre le premier laboratoire de psychologie au monde. C’est alors une nouveauté totale, presque une incongruité. Fidèle à sa philosophie, à défaut de trouver sa place de psychologue, il l’invente. Il devient le premier des psychologues américains, à maints égards l’indépassable. Il s’intéresse à l’hypnose, l’attention, la mémorisation. Il se penche surtout sur la conscience, à son flot indivisible, fruit de l’expérience personnelle. Il reconnaît lui-même les limites du laboratoire, de même que celle des Principes de psychologie qu’il fonde pourtant dans son manuel classique de 1890. Il plaide pour une psychologie de la connaissance, mais où tout reste à faire.

A lire
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