Graz, 1886 : Des perversions bien ordonnées

gotlibC’est au XIXe siècle que la médecine s’empare à bras-le-corps des pratiques sexuelles considérées comme déviantes. La Psychopathia sexualis de Richard von Krafft-Ebing (1840-1902) présente 200 études de cas frappants, soigneusement décrits dans l’espoir de dégoûter le lecteur.

Les perversions n’ont pas fini d’inspirer les psychiatres. Le DSM-5 distingue aujourd’hui les paraphilies (goûts sexuels exotiques ne relevant pas de la psychiatrie) et les troubles paraphiliques s’ils sont accompagnés de souffrance. Avec sa jouissance vécue dans la honte, le pervers est triste. Mais considérés globalement, ils sont imaginatifs ! Les sources les plus pointilleuses recensent jusqu’à 549 perversions…

A lire
Richard von Krafft-Ebing. Psychopathia sexualis. Encyclopédie des perversions sexuelles
Sylvie Chaperon. Les origines de la sexologie