Londres, 1951 : Donald au pays des doudous

Contrairement à Melanie Klein qui s’intéresse aux relations précoces avec une mère considérée avant tout comme un fantasme, Donald Winnicott (1896-1971), lui, en bon clinicien hospitalier, s’intéresse à la mère réelle : celle qui, sous le coup d’une « préoccupation maternelle primaire », soutient le Moi de l’enfant, certes, mais également le bien-être de son organisme, qu’il s’agisse de le nourrir ou de le dorloter. C’est pour cela que selon Winnicott « cette chose qu’on appelle un nourrisson existe pas », c’est-à-dire qu’un enfant n’existe jamais seul. Tout l’enjeu de son développement sera d’y parvenir.

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Donald Woods Winnicott. Les Objets transitionnels
Robert Rodman. Winnicott, sa vie, son oeuvre