New York, 1955 : La préhistoire des thérapies cognitives

Ils n’avaient rien contre la psychanalyse. Seulement, elle les a déçus. Alors ils sont allés voir ailleurs. Quitte à créer cet ailleurs. Voici Albert et Aaron. Albert Ellis (1913-2007) claque la porte pour élaborer sa thérapie rationnelle… rebaptisée rationnelle-émotive… plus tard encore comportementale rationnelle émotive ! Ellis est un lecteur des stoïciens : ce qui fait souffrir, c’est moins les événements que l’idée qu’on s’en fait. Très influencé par lui, le psychiatre Aaron Beck (1921- ) préfère travailler lui aussi sur la perception des événements. Son expertise de la dépression l’amène à opérer la jonction entre psychologie clinique et psychologie cognitive. La jonction avec les thérapies comportementales se fera tout naturellement dans les années 1980.

A lire
Albert Ellis, Robert A. Herper. La thérapie émotivo-rationnelle
Aaron T. Beck. La Thérapie cognitive et les troubles émotionnels