Palo Alto, 1959 : Création du Mental Research Institute

Vous connaissez l’histoire des bûcherons qui coupent du bois parce que chaque fois qu’ils passent devant un Indien, il leur dit que l’hiver sera de plus en plus rigoureux ? Évidemment, il fait cette réponse parce que lui-même les voit avec les bras sans cesse plus chargés. Personne n’a raison, personne n’a tort : tous sont pris dans un système circulaire qui s’entretient lui-même. Pour les théoriciens de Palo Alto, il en va de même au sein d’une famille ou d’un groupe social : c’est l’ensemble qu’il faut soigner en cas de dysfonctionnement, le malade désigné servant seulement de bouc émissaire. Le thérapeute Paul Watzlawick (1921-2007) se fendra de la célébrissime formule : « Le problème, c’est la solution ». Il entend par là que, toujours suivant la logique de la causalité circulaire, un patient ne fait qu’augmenter son problème en essayant maladroitement de le résoudre,

A lire
Paul Watzlawick. Faites vous-même votre malheur
Jean-Jacques Wittezaele, Giorgio Nardone. Une logique des troubles mentaux. Le diagnostic opératoire systémique et stratégique