Paris, 1936 : Le stade du miroir selon Lacan

Jacques Lacan (1901-1981) consacre sa thèse de médecine, en 1932, à la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité. Il théorise ensuite, en 1936, le stade du miroir : la reconnaissance de son reflet par l’enfant, vers six mois, fonderait l’unicité du corps et donc le sentiment d’identité. S’efforçant de synthétiser psychanalyse, phénoménologie et plus tard structuralisme, Lacan estime que l’important en matière d’inconscient n’est pas la pulsion biologique mais le langage. Figure charismatique, déroutante et anticonformiste au possible, ses successeurs ne cesseront de se déchirer, suivant des arguties parfois qui l’auraient sans doute profondément amusé.

A lire
Alain de Mijolla. La France et Freud : Tome 1, Une pénible renaissance (1946-1953) et La France et Freud : Tome 2, 1954-1964 : D’une scission à l’autre
Elisabeth Roudinesco. Lacan, envers et contre tout