San Francisco, 1978 : L’effet placebo (un peu) expliqué

Que le corps et l’esprit puissent s’influencer mutuellement coule aujourd’hui de source. L’effet du stress ou de la fatigue n’est plus à démontrer sur le moral, l’humeur, notre vision du monde même. De même, en cas de maladie, la conviction qu’on va s’en sortir, la certitude que le traitement marche : ça n’est pas suffisant, mais c’est nécessaire. Et c’est là qu’entre en jeu le fameux effet placebo. En 1978, John Levine explique que le cerveau, en comprenant que le mal est pris en charge, libère des morphines endogènes, des endorphines, qui entraînent le soulagement plus ou moins rapide du stress et de la douleur et sonnent le branle-bas de combat pour que l’organisme se reprenne en main. Tout cela est bel et bon, mais laisse des zones d’ombre.

A lire
Patrick Lemoine. Le Mystère du placebo
Jean-Jacques Aulas. Placebo et effet placebo en médecine