Stanford, 1957 : La dissonance cognitive, ou l’art de la mauvaise foi

Pour Leon Festinger (1919-1989), quand ce que nous croyons se trouve en conflit indéniable avec la réalité, ou avec nos actions, nous modifions notre perception de la réalité pour préserver nos croyances et justifier nos comportements. Il manque de faits éclatants pour illustrer ses réflexions. Jusqu’à ce qu’il entende parler par hasard d’une médium, Marian Keech. Celle-ci a été prévenue par des extraterrestres qu’un déluge va engloutir très prochainement l’Occident. Ni une, ni deux, Festinger infiltre la secte de Keech. Et quand la catastrophe n’a pas lieu, bingo : chacun continue à croire, soutenu par la foi des autres.

A lire
David Vaidis. La dissonance cognitive
Valérie Fointiat, Fabien Girandola, Patrick Gosling.La dissonance cognitive : Quand les actes changent les idées