Nathalie Lefèvre – C’est décidé, je m’épouse !

C’est décidé, je m’épouse ! Le titre de ce livre publié chez Larousse par Nathalie Lefèvre, journaliste et directrice de Radio Médecine Douce, peut faire sourire, mais il évoque pourtant une notion importante de la psychologie : l’acceptation de soi, et enthousiaste, si possible. Comment s’apprécier pour le meilleur et pour le pire sans verser dans le nombrilisme ? Comment passer outre ses défauts, pardonner ses erreurs, se faire confiance pour l’avenir ? Et quelle est la place des autres dans tout ça ?

Il faut parfois toute une vie pour parvenir à s’aimer… quand on y parvient.

Georges-Elia Sarfati – Analyse existentielle et Logothérapie

Selon Viktor Frankl, le constat que notre vie n’a pas de sens constitue une source majeure de souffrance. Et pourtant, en analysant l’origine de ce sentiment d’absurdité, chacun de nous peut changer de perspective et réorganiser sa vie autour de ses valeurs personnelles et de sa propre part de spiritualité. Mais comment trouver un sens pour redevenir l’auteur de son existence ?

Directeur de l’Efrate, l’Ecole française d’analyse et de thérapie existentielle, traducteur de Viktor Frankl, chargé d’enseignement à la Sigmund Freud University et à la Faculté de médecine de Paris, Georges-Elia Sarfati publie chez Dunod un Manuel d’analyse existentielle et de logothérapie qui constitue le premier ouvrage francophone sur cette orientation thérapeutique.

Hervé Guillemain – Schizophrènes au XXe siècle

C’est le 24 avril 1908, lors d’un congrès, que le psychiatre suisse Eugen Bleuler proposa le terme de « schizophrénie » pour remplacer celui de « démence précoce ». Le concept, accusé de divers maux, n’a pas cessé de provoquer des débats violents, toujours en cours aujourd’hui. Dans Schizophrènes au XXe siècle. Des effets secondaires de l’histoire (Alma Editeur), l’historien Hervé Guillemain, maître de conférence à l’université du Maine, analyse les dossiers de milliers de patients : il y remarque que la schizophrénie a parfois eu bon dos pour étiqueter et neutraliser des individus gênants, qu’il s’agisse de femmes trop émancipées, de jeunes gens turbulents ou d’immigrés. L’histoire nous enseigne ainsi que la médecine n’évolue pas dans sa bulle scientifique mais doit aussi composer avec la politique et la société de son temps.

Axelle Huber – Si je ne peux plus marcher, je courrai !

Selon ses propres termes, Axelle Huber vivait « un bonheur insolent » avec son mari Léonard et leurs quatre enfants. Jusqu’au coup de tonnerre de la sclérose latérale amyotrophique, la  maladie dont souffrait Stephen Hawking, qui vint se révéler chez Léonard. Bientôt il ne pourrait plus marcher, ni manger, ni parler, ni respirer seul. Dans son livre paru chez Mame Si je ne peux plus marcher, je courrai !, d’après une phrase fétiche de Léonard, Axelle raconte comment elle a accompagné son mari au fil de son déclin physique, jusqu’à la mort. Un long cheminement où la douleur, la tristesse mais aussi la joie ont dispensé des leçons de vie.

Marina Blanchart – La peur, une ennemie qui nous veut du bien

La peur est omniprésente : peur du lendemain, du chômage, du terrorisme, de la maladie, de la mort, du ridicule, peur pour nos proches, peur de faire le mauvais choix, peur de ne pas choisir du tout…

Et pourtant, la peur est « une ennemie qui nous veut du bien », pour reprendre le titre d’un colloque organisé à Paris par l’Institut Virages, qui enseigne les thérapies brèves et stratégiques inspirées par l’Ecole de Palo Alto. Marina Blanchart, psychologue et psychothérapeute, et fondatrice de l’Institut, va nous expliquer en quoi la peur peut s’avérer un outil précieux, à condition de savoir l’écouter sans pour autant l’entretenir.

Nadalette La Fonta Six – Le Roseau penchant

C’est une opération du dos qui aurait dû représenter un soulagement, et qui s’est soldée par une paraplégie. En 2014, à 59 ans, Nadalette La Fonta Six a appris qu’elle ne pourrait plus jamais marcher.

Et pourtant, malgré la douleur physique et contre toute attente, aujourd’hui, elle marche. Et même, elle a profité de cette épreuve pour accomplir enfin la vocation qu’elle n’osait pas assouvir jusqu’alors : elle écrit.

Son témoignage, Le Roseau penchant. Histoire d’une merveilleuse opération, est sorti chez Fauves Editions.

Nathalie Scaillet – Sommes-nous tous des psychologues ?

Sommes-nous tous des psychologues ? C’est la question que se posent Nathalie Scaillet et Jacques-Philippe Leyens dans leur livre publié chez Mardaga. La réponse est oui, bien sûr ! Nous passons notre temps à analyser notre trajectoire et réfléchir à nos choix. Et puis, dans nos relations sociales, nous essayons de décrypter les émotions et les intentions réelles de nos interlocuteurs, pour nous adapter. Evidemment oui, nous sommes tous des psychologues ! Mais sommes-nous de BONS psychologues ? Alors là, c’est une autre affaire, comme va nous l’expliquer Nathalie Scaillet, docteure en psychologie et psychothérapeute au CHU Mont-Godinne.

Sandrine Willems – Devenir oiseau. Introduction à la vie gratuite

Accueillir inconditionnellement la vie, refuser la peur du lendemain, des autres, et de l’inconnu : voilà ce que cherche Sandrine Willems au fil de son parcours émaillé de ruptures régulières et volontaires, de tables rases successives . Aussi bien écrivaine, comédienne, réalisatrice que thérapeute, elle décrit sa quête spirituelle dans Devenir oiseau : Introduction à la vie gratuite, paru aux Impressions nouvelles. Elle y explique notamment pourquoi la joie vaut tellement mieux que le bonheur…

Jean-Didier Vincent – Biologie du pouvoir

Le pouvoir a mille facettes, mais qu’on le recherche, qu’on le redoute ou qu’on le savoure, et qu’il soit exercé par l’être aimé, par un leader, par un petit chef, ou par une foule sur une victime à sa merci, il relève des usages culturels comme de nos hormones, de nos gènes, de nos circuits cérébraux. Neurobiologiste et neuropsychiatre, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, professeur émérite à l’université Paris-Sud et ancien directeur de l’Institut Alfred-Fessard du CNRS, Jean-Didier Vincent explore dans Biologie du pouvoir (Odile Jacob) les mécanismes de la domination en vigueur dans les espèces animales en général, et la complexité des jeux d’influence et de soumission chez la nôtre en particulier.

Jean-Jacques Charbonier – Contacter nos défunts par l’hypnose

Vivre une expérience de mort imminente sans frôler la mort, mais par l’hypnose : c’est ce que propose le Dr Jean-Jacques Charbonier, anesthésiste-réanimateur, dans ses ateliers collectifs de Trans Communication Hypnotique ou TCH, auxquels ont déjà participé plus d’un millier de personnes. Lors d’une séance, on peut avoir l’impression de quitter son corps, d’emprunter le célèbre tunnel, de rencontrer le non moins fameux Etre de lumière, et surtout, pour les deux tiers des participants, de retrouver des personnes disparues. Tout cela est expliqué dans Contacter nos défunts par l’hypnose, paru chez Guy Trédaniel. Déroutant ? Certainement ! A chacun de se faire son opinion.

Daniel Delanoë – Les Châtiments corporels de l’enfant

« Une claque, ça n’a jamais tué personne, n’est-ce pas ? On a reçu des fessées, et on n’est pas morts ! De toutes petites brutalités, ça endurcit les enfants, c’est bon pour le caractère ! Inutile d’interdire ce genre de procédés, parce que chez eux, les parents feront ce qu’ils voudront !… » Tous ces arguments, qui servent d’excuse à la France pour ne pas légiférer en la matière, sont battus en brèche par les données scientifiques. Pourquoi s’arc-bouter avec complaisance à de si mauvaises habitudes dans un pays qui se targue de rester un phare de la civilisation ?

Psychiatre et anthropologue, chercheur associé à l’Inserm, Daniel Delanoë a publié aux éditions Erès Les Châtiments corporels de l’enfant. Une forme élémentaire de la violence. Le titre est éloquent, et le sujet concernerait 80% des parents…

Joël de Rosnay – La symphonie du vivant

Chacun connaît, ou croit connaître, la génétique. L’épigénétique, plus récente, est plus obscure et pourtant capitale puisqu’elle désigne les phénomènes permettant de moduler l’expression des gènes, moins tyranniques qu’on l’avait cru. Par analogie avec ce modèle, peut-on parler d’un ADN culturel, c’est-à-dire social et numérique, influencé par l’usage collectif qu’en font les citoyens ? Oui, explique Joël de Rosnay, qui fut directeur des Applications de la recherche à l’Institut Pasteur, enseignant-chercheur au MIT, et qui est  l’actuel président exécutif de Biotics International et conseiller du président d’Universcience. Il développe sa théorie de l’épimémétique dans La symphonie du vivant. Comment l’épigénétique va changer votre vie (Les Liens qui libèrent).

Laurent Vercueil – Chatouilles (et autres petits tracas neurologiques)

 Ca vous grattouille, ça vous chatouille ? Ca vous démange, ça vous emporte ? Le corps a mille façons de se rappeler à notre bon souvenir, en parasitant l’instant présent de façon irrépressible. Et ce qui paraît anecdotique sur le plan physiologique nous en dit long sur notre cerveau et notre conscience. Neurologue responsable de l’unité des explorations fonctionnelles du système nerveux au CHU de Grenoble et chercheur à l’INSERM, Laurent Vercueil a publié chez Belin Chatouilles (et autres petits tracas neurologiques) dans lequel il décortique les mécanismes dont parfois on se passerait bien, mais qui ont leur raison d’être… Ou qui l’ont eue, dans le passé lointain de notre espèce.

Yves Agid et Pierre Magistretti – L’Homme glial

Le culte du neurone symbolise le déferlement des neurosciences. Et s’il s’agissait là d’une injustice ? S’il volait la vedette à d’autres cellules cérébrales tout aussi essentielles, et peut être beaucoup plus : les cellules gliales ? À quoi servent-elles exactement ? Et en les négligeant si longtemps, aurait-on fait reposer les neurosciences sur du sable ? Yves Agid et Pierre Magistretti se livrent à une défense et illustration des cellules gliales dans leur ouvrage paru chez Odile Jacob, L’Homme Glial. Le premier est professeur émérite de neurologie et de biologie cellulaire à l’université Paris-VI, membre de l’Académie des sciences et membre fondateur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, et le second est  créateur du Département interfacultaire de neurosciences de l’université de Lausanne et de la Société suisse de neurosciences, et dirige le pôle de recherche SYNAPSY. Ensemble, nous allons parler du cerveau, mais aussi de la psychanalyse, du plan de Paris et de Richard Virenque !

Emmanuelle Piquet – Comment ne pas être un prof idéal

Non content d’être efficace et bienveillant, et de ne laisser personne sur le bord du chemin, un prof idéal est aimé et respecté par ses élèves, sa hiérarchie, ses collègues, par les parents, et par lui-même. Donc, un prof idéal n’existe pas ! Sur le terrain, il faut bien composer avec les obstacles, ses imperfections, celles des élèves, et une part d’impuissance. Comment tenir le coup sans verser dans le cynisme ou l’indifférence ? Psychopraticienne et fondatrice des centres Chagrin Scolaire, Emmanuelle Piquet a publié chez Payot Comment ne pas être un prof idéal, et voici ses conseils…

A écouter aussi, un entretien précédent avec Emmanuelle pour son livre “Mon ado, ma bataille”