Vienne, 1913 : Freud et Jung, rien ne va plus

Pour éviter que sa théorie lui échappe et se délite, Freud crée un « comité secret » restreint à une demi-douzaine de membres, un mouvement dans le mouvement. Jung n’en fait pas partie. Leurs relations, d’abord au beau fixe par voie épistolaire, se sont chargées de nuées toujours plus lourdes au fil de leurs discussions de vive voix. La rupture est déjà irrémédiable lorsque symboliquement, le 20 avril 1914, Jung démissionne de la présidence de l’Association psychanalytique internationale. Il se lance, vingt ans après Freud, mais de façon plus systématique et aventureuse à la fois, dans une sorte d’auto-analyse dont il sortira avec les prémisses de sa « psychologie analytique ».

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